Red Club Premium - Passionnés de Setter Irlandais

Un chien de chasse à l'âme irlandaise, élégant et expressif, adapté au gibier naturel et sauvage
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Des hommes et des chiens à mieux connaître
 
 
 
 


Baptiste Debret, un jeune chasseur passionné de Setter Irlandais 

 
 
 
Baptiste Debret avec D'Jazz des Plaines du Mare à l'Eau dans le Pas-de-Calais - Août 2009 
 

 

Après avoir interviewé Jacques Prost, un des plus anciens adhérents au Red Club, nous avons souhaité donner la parole cette fois-ci  à un jeune chasseur et nouvel adhérent, tout aussi passionné de chasse et de Setter Irlandais, et dont le Setter Irlandais Rouge, D’Jazz des Plaines du Mare à l’Eau, vient de se distinguer lors de dernière finale des jeunes espoirs, qu’il a été le seul à remporter. Baptiste Debret vit, comme depuis toujours sa famille, dans le Pas-de-Calais, dans ce coin merveilleux où le petit gibier à plume naturel est encore bien présent. 

Vous venez d’adhérer au Red Club. Qui êtes vous ?

J’ai 22 ans, je suis étudiant en agro-alimentaire et j’appartiens à une famille qui depuis toujours se passionne pour la chasse et les chiens. L’un de mes arrières grands-oncles était dresseur. Si nous avons eu beaucoup de Griffons Khortals, il y a toujours eu un Setter Irlandais à la maison. En fait, comme adhérent au Red Club, je succède à mon père Pierre Debret que certains membres du Club connaissent bien et qui est en avril l’un des organisateurs des épreuves de Bonnières.

Vous êtes chasseur ?

J’ai eu mon permis à 17 ans et depuis j’ai la chance de pouvoir, ici, chasser sans difficulté sur le naturel : faisan, perdrix grise et, sur le littoral, bécasse. Le tout, bien sûr, avec des chiens d’arrêt. J’ai déjà participé trois fois aux concours Saint-Hubert, et j’ai déjà été sélectionné pour une finale à Rambouillet sur du sauvage. Un excellent souvenir !

 

Et le Setter Irlandais, dans tout cela ? Qu’en attendez-vous ?

Ce sont des chiens que j’aime beaucoup : leur allure est très sportive et, surtout, régulière. Ils sont très élégants dans leur effort. Leur arrêt, debout, témoigne de leur puissance sur le gibier. Et puis, ce sont des chiens sympas, très relationnels, qui se mettent avec leur maître sur un pied d’égalité. J’attends d’un chien qu’il soit passionné et toujours complice sur le terrain, à la chasse et le reste du temps. Avec l’Irlandais, j’ai tout cela.

 

Avec DJazz, votre chien ? Parlez nous un peu de lui.

Oui, il me donne tout cela : depuis le tout début, il s’est établi entre nous une grande complicité. Cela a été comme un coup de foudre partagé bien compris. Bien sûr, c’est l’affixe de la maison, mais tout de suite, j’ai dit : « Ce sera mon chien ». Je l’ai beaucoup mis en présence à la chasse, et mon père m’a donné un coup de main pour le préparer à la finale des jeunes. La suite, c’est d’abord la chasse, sans le forcer, et sur toute sorte de gibier. S’il montre dans les mois qui viennent une grande passion à la chasse, je l’emmènerai dans les épreuves de printemps.

 

Comment situez-vous les épreuves de sélection sur le terrain ?

J’aime bien ce terme de « sélection » et je suis content que le Red Club l’emploie de plus en plus. Je le préfère à field-trials. C’est un changement de vocabulaire tout-à-fait utile pour les nouveaux venus, c’est beaucoup plus lisible. Pour répondre à votre question, on est un peu tout seul à la chasse. Les épreuves sur le terrain permettent de prendre des repères, de rencontrer d’autres gens, d’autres chiens, d’autres biotopes et… de prolonger la chasse : on chasse pour le chien, pas pour le fusil. Un chien qui va en « field » est un chien qui doit d’abord chasser. C’est un complément.

 

Pourquoi adhérer au Red Club ?

Adhérer à un club de race, c’est pouvoir mieux s’informer sur la race, les chiens et leurs origines. Pour moi, adhérer au Club, c’est participer à la vie du Setter Irlandais. J’adhère complètement à la politique du Club qui met l’accent sur le Setter Irlandais chien de chasse. Je suis content qu’il y ait parmi nous beaucoup de chasseurs. Je n’aimerais pas un club où il y aurait en majorité des gens qui ne pratiqueraient que les épreuves de sélection, sur le terrain ou sur le ring. J’ai plusieurs fois aidé à l’organisation du field de Bonnières et je peux peut-être donner un coup de main au Club. Enfin, je suis venu dans le Jura pour le Week-end Irlandais avec plusieurs amis. Nous avons tous trouvé que l’ambiance était très chaleureuse.

 

D'autres hommes à mieux connaître : Jacques Prost 

 

 

 
 
 

Alex du Pied du Mont, un chien qui a fait honneur à sa race 

 
 

 

 

 

Alex du Pied du Mont en Andalousie - Février 2009 

 

 

 

 

Chaque fois qu’un grand chien disparaît, le monde de la chasse et de la cynophilie est attristé. A deux semaines à peine de son quatrième anniversaire, Alex du Pied du Mont a été frappé par le destin alors qu’il était déjà l’un des tout meilleurs Setters Irlandais, bien qu’étant très probablement encore loin du faîte de ses exploits.

 

C’était un grand chasseur, sur tous les gibiers : perdreaux, bécasses, bécassines, canards, … Très vite, il cumula les titres dans les épreuves de sélection sur le terrain : champion d’automne sur gibier tiré, champion de printemps sur perdreaux naturels, champion de travail (4 cases), trialer sur bécassines et, plus récemment trialer de grande quête. Malgré son jeune âge, son palmarès affichait déjà deux CACIT, quatre RCACIT, sept CAC, huit 1° EXC et sept EXC.

 

Son maître et propriétaire, Olivier Réau, a toujours été un homme réservé et discret, mais il a accepté, malgré son émotion, de nous faire partager sa passion pour son ancien compagnon et nous en dire plus. Olivier a toujours connu la chasse et les chiens : son père était piqueux dans un équipage de chasse à courre. Depuis presque toujours dans le Loiret, la plaine et les perdreaux font partie de son univers quasi quotidien. Avec ses premières économies, il s’achète à dix-huit ans son premier chien d’arrêt, un Setter Gordon qu’il dresse lui-même en s’appuyant sur ses lectures. Puis il découvre les Braques Allemands, et avec sa chienne Gaia remporte deux fois la finale nationale des concours Saint-Hubert. Quand son vieil ami André Fusillier, dit « DD » dans le monde cynophile, l’appelle en lui disant : « J’ai un super chien, très chasseur, il attaque même les chevreuils. Je crois en lui et je voudrais que tu le prennes pendant quelque temps pour que tu lui fasse connaître les perdreaux, ce n’est pas ce qui manque près de chez toi, vois ce que tu peux en faire ».

 

 

Un « vrai guerrier doué d’une intelligence phénoménale" 

 

Alex avait alors neuf mois. Olivier est tout de suite séduit : ce chien très « câlin », très calme et discret en famille sait rapidement se faire aimer et révèle tout de suite une intelligence supérieure. Elle lui permet très vite sur le terrain de tirer excellemment profit de son instinct de « viandard ». L’apprentissage se fait sans difficulté, tant il est docile, l’œil toujours fixé sur son maître (certains n’hésitent pas à dire que c’est une caractéristique de tous les Irlandais Pied du Mont). Après seulement trois mois de familiarité avec les perdreaux, il remporte sa première réserve de CAC dans les concours de printemps, à Ypreville, le jour même de son premier anniversaire. André décide alors de donner Alex à Olivier, tout en restant son dresseur attitré. Ensuite, Alex a démontré ses grandes qualités de chasseur sur tous les gibiers en solo comme en couple, la rage qui animait ce chien pour trouver le gibier étant la première de ses qualités. Alex avait déjà accumulé tous les titres de la quête chasse, c’est pour cela qu’Olivier et André l’avaient confié cette année à  Emmanuel Bourgeois pour le préparer et le présenter dans la discipline suprême qu’est la grande quête. Dès sa première présentation, Emanuel Bourgeois en fait un trialer de cette discipline avec un EXC. Admiratif pour ce nouvel élève, il s’accordait à dire que c’était un « vrai guerrier doué d’une intelligence phénoménale ».

 

 

 

Un chasseur impressionnant

 

Ce « diable rouge », d'une énergie débordante, athlète accompli et courageux, ne se contentait pas de briller dans les épreuves de sélection sur le terrain. Son maître l’emmenait régulièrement à la chasse. Sur tous les gibiers et sur tous les terrains, il n’aimait pas perdre son temps. Au bois, il savait tout naturellement se restreindre tout en gardant son tempérament, toujours au contact, le fameux œil toujours rivé sur son maître.

Au canard, c’était un rapporteur redoutable : la veille du départ pour l'entraînement en Andalousie, Olivier chasse le canard au cul levé sur les bords d’une Loire tumultueuse d’où Alex lui rapporte douze colverts !

 

Avec Alex du Pied du Mont, c’est un chasseur impressionnant  qui s’en va. Un chien qui a fait honneur à sa race, un chien qui fait aimer une race.

 

 

Alex du Pied du Mont rapporte douze colverts d'une Loire tumultueuse !

Pour en savoir plus 

 

D'autres chiens à mieux connaître : Shannon du Val de Loue   

 

 

 

 

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