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Un homme à mieux connaître : Jacques Prost
 
 
 
 

 


Jacques Prost, un passionné de chasse et de Setter Irlandais 

 
 
Jacques Prost est un des plus anciens adhérents du Red Club, passionné de chasse, de nature et de Setter Irlandais. Depuis presque trente ans, il produit sous l’affixe de la Côte d’Arloz des Setter irlandais de qualité, essentiellement destinés à la chasse et qui ont fait le bonheur de nombreux chasseurs de l’est de la France. Une de ses première portées avec sa chienne Romi et Sorcier de la Chaume Rigault a vu naître une descendance d’exception avec Baya, Bulle et surtout Bora de la Côte d’Arloz qui a été championne de travail et de beauté. Fidèle à son courant de sang depuis ces années, on retrouve son affixe chez de nombreux champions comme Guimauve et Shannon du Val de Loue, ou encore Alex du Pied du Mont.
 

Jacques a toujours dressé et présenté lui-même ses chiens. Depuis quelques années , du fait de ses obligations professionnelles, il s’est quelque peu  éloigné des terrains de fields, mais il ne manque jamais celui de montagne à Chamrousse chez son ami Claude Ferra Martin, et celui de Houtaud sur bécassines dans sa région du haut Doubs. Jacques aime toutes les chasses : il n’hésite pas à parcourir les premiers plateaux de Jura également à la quête de quelques chevreuils et sangliers derrière ses Beagles Harriers.

 

Pour inaugurer cette série de portraits, nous avons voulu interviewer cet homme de terrain, passionné de chasse et de Setter Irlandais.

 
Jacques Prost et Vodka de la Côte d'Arloz à Chamrousse sur le petit coq
 
 
Depuis quand chassez-vous, et qu’est-ce qui vous a amené à la chasse ?
Je chasse depuis l’âge de 16 ans, cela fait donc 40 ans de permis. Tout le monde chassait dans ma famille : mon père, mes oncles. J’ai toujours chassé avec eux et mes frères dans le Jura. Je chasse autour de chez moi, près d’Arc-et-Senans et dans les environs de salins où j’ai une petite chasse privée de 100 hectares. Je chasse essentiellement la bécasse et la bécassine. Et puis aussi, de temps en temps, perdrix et faisans, mais dans notre région c’est du lâcher. Il n’y a plus de naturel ! Et puis je vais également sur le grand gibier.

 

Qu'avez-vous comme chiens ? Et pourquoi des Irlandais ?

Comme chiens d’arrêt , je n’ai que des Irlandais, trois femelles, la grand’mère New, la mère Vodka et la fille Djinn. Je n’ai toujours eu que des femelles. Et j’ai trois Beagle Harriers pour le grand gibier. J’avais un copain chasseur qui avait une Irlandaise qui me plaisait bien. Dans la région, il n’y avait que des épagneuls Bretons, des Khorthals et des Braque. Et je n’ai pas voulu faire comme tout le monde. J’ai donc démarré avec les Irlandais en 1981, et maintenant j’en suis à la sixième génération. Ce sont des chiens très attachés à leur maître et aiment être en famille à la maison. Ils ne sont pas spécialement difficiles et plutôt obéissants (en tout cas les miens). Ils sont facilement dressables. J’ai l’habitude de dire à mes acheteurs qu’il faut d’abord faire l’éducation du maître. Pour moi, les principales qualités des Irlandais à la chasse sont la recherche du gibier, la passion et faire plaisir à leur maître. J’ai vraiment une bonne lignée, et mes chiens sont bien dans leur tête. Ils adorent la bécasse. Je les mets en présence dès qu’ils ont six mois.

 

Quelles sont les principales qualités d’un « bon » chien ?

Pour moi, un bon chien, c’est d’abord un chien qui trouve le gibier, qui a du nez. Avoir du nez, c’est souvent lié à l’intelligence. Et puis, bien sûr, un bon chien sait aussi être un arrêteur et être sage.

 

Dresse-t-on de la même façon un chien qui chasse et un chien qui pratique les fields ? Votre avis sur le collier électrique ? 

Jje dresse moi-même mes chiens et pour moi, ce n’est pas tout-à-fait la même chose. Les concours de printemps, c’est la formule 1. Tout est au carré, les chiens sont de plus en plus rapides, et chiens sont parfaitement sages. Ils doivent faire l’objet d’un entraînement spécifique qui va leur donner une motivation totale pendant vingt minutes. A la chasse, c’est plus du fond, de l’endurance, et on peut se permettre quelques petits défauts. Pour le collier électrique, j’ai toujours travaillé à l’ancienne et je n'en ai jamais utilisé. Je réserve cela aux professionnels. De toutes façons, c'est à pratiquer avec précaution.

 

Et les fields-trials ?

Je vais de temps en temps dans des fields, sur la bécassine et le petit coq. Mais quand je vais en montagne avec Claude Ferra-Martin faire des comptages, il y a moins de pression et on y fait souvent les plus beaux parcours.

 

Que pensez-vous de la consanguinité ?

Pour moi, je dirais que c’est quelque chose qu’il faut manier avec le compte-gouttes. Personnellement, je l’ai très peu pratiquée.

 

Depuis combien de temps êtes-vous membre du Red Club* ?

Je suis membre depuis plus de vingt-cinq ans. J’aime bien l'ambiance du Red Club, surtout depuis quelque temps. Il y a comme un esprit familial. Appartenir à un club de race, pour moi c’est surtout l’occasion de rencontrer d’autres amateurs.

 

 

* NDLR. Jacques Prost est délégué du Red Club pour le Jura

 

 

 

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